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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 07:00

On n’y est pas rendu, c’est sûr, mais une conférence de l’Association of national advertisers a récemment réuni les acteurs majeurs de la publicité aux Etats-Unis sur le thème : « bâtir une marque dans des périodes difficiles et au-delà ».

Quelques enseignements très intéressants : notamment une place avérée qui se confirme pour le storytelling.


S’il est vrai que les budgets de communication ont bien souffert de la crise, il est tout aussi vrai que l’importance de « la marque » n’a jamais été perdue de vue par les responsables marketing, depuis 2008 (encore heureux !).


Elle est même en passe de prendre encore plus de vigueur, alors que les marketeurs pensent que la baisse des investissements des consommateurs a atteint un plancher (on ignore si c’est un vœu pieux ou s’il s’appuie sur quelque chose de plus concret). Tous ont accompagné les réductions budgétaires de leurs clients avec des offres promotionnelles, place maintenant à un rééquilibrage.

La nécessité de construire des valeurs de marque (et des marques de valeur serait-on tenté d’ajouter) a été réaffirmée.


L’approche de MasterCard est particulièrement intéressante (et est, à mon sens, la vraie valeur ajoutée de cette conférence). La marque a bâti depuis plusieurs années une plate-forme marketing autour de la thématique « Priceless » (Inestimable), qui lui a permis d’établir ce qu’elle appelle « des liens à fort contenu émotionnel » avec ses clients. Et qui dit émotion dit forcément, quelque part au milieu de tout cela : des histoires. MasterCard développe à présent, en « accessoire » de cette plate-forme, un axe marketing sur la maximisation de la valeur assurée aux clients. Du rationnel allié à de l’émotionnel, pour un cocktail rééquilibré mais toujours fondé primordialement sur l’émotion.


Et parmi les axes à développer pour plus de croissance, les participants à la conférence en ont identifié plusieurs pour lesquels le storytelling sera utile :

- Recruter les consommateurs

- Se mettre à la place des consommateurs


D'autres posts sur le storytelling de crise : Une nouvelle histoire de la consommation ? et Comment faire une meilleure communication financière ?


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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 07:00

Ce n’est peut-être pas vrai dans tous les domaines (encore que…), mais ça l’est en storytelling : une histoire trop parfaite sera souvent moins efficace qu’une histoire qui révèle quelques fragilités qui la rende davantage humaine.

Illustration avec l’histoire de l’un des principaux parcs d’attraction européens.


Non ce n’est pas Disney, ce n’est pas non plus le Futuroscope ou l’un de leurs homologues bien connu.

Ce parc-ci est situé en Allemagne et accueille 4 millions de visiteurs chaque année (23ème du Top 25 des parcs d’attraction les plus visités dans le monde et deuxième d’Europe, derrière l’indétrôné Disneyland Paris).



Europa Park (le nom lui-même n’est pas trop « parfait ») est donc installé dans une petite ville du Bade-Wurtemberg, tout près de la frontière française et à proximité de grands axes routiers. Implantation stratégique ? C’est surtout que la famille Mack, propriétaire du parc, est du pays !

Pas d’études de marché, de grande stratégie etc.


D’ailleurs, au départ Europa Park a été conçu comme un showroom par les Mack, également fabricants de manèges et d’attractions (l’usine est d’ailleurs toujours installée dans les environs et réalise les nouvelles attractions du parc).

Succès aidant, il est vite devenu un parc complètement dédié au grand public. Pas à coups de tactiques mais d’opportunités saisies autour de la thématique européenne : c'est-à-dire que le parc est organisé en quartiers représentant chacun un pays européen.

Nouveautés régulières, construction d’hôtels dans le parc pour développer les séjours, offres confertainment, du classique. Des animations, aussi : spectacles sur glace, cascades à cheval, films 4D…


Plus osé : le parc possède son propre studio d’enregistrement télé, et produit d’ailleurs de nombreuses émissions (plusieurs centaines par an) pour la télé allemande. Ce n’était pas gagné d’avance. Mais quelle pub pour le parc !

Tout comme l’idée de lancer une animation autour du thème de l’horreur, les Terenzi Horror Nights, déconseillées aux moins de 16 ans (un peu plus costaud donc qu’une gentille parade d’Halloween). Pour un parc à vocation familiale, le succès n’était pas non plus acquis d’avance.

Tout comme l’ouverture au cœur de l’hiver, parce qu’il fait quand même très froid par là-bas.


Histoire parfaite donc ?

Non, il y a ici de l’inachevé, de l’humain. Chaque visiteur peut se dire que sur certains points, il aurait lui-même pu « mieux faire ». Par exemple, la mascotte, au nom pas très marketing : une souris baptisée Euromaus (Souris Euro). Ou ces approximations dans les documents de publicité en français : pendant longtemps, le slogan du parc était traduit littéralement de l’allemand : « Ici l’Europe s’amuse ». Un peu lourd, peu élégant. On pourrait citer encore d’autres exemples mais l’essentiel n’est pas là.

Ces imperfections font de cette histoire quelque chose de magique : en laissant à chacun la possibilité d’entrer dans l’histoire, de la faire sienne (« moi, avec un outil pareil, sur tel point particulier, j’aurais fait plutôt ceci… »), on permet à un large public de se l’approprier, de lui donner une réalité. L’histoire devient possible. Ou plutôt, au final, une histoire devient possible, car l’idée n’est pas de copier (difficile et ridicule à la fois) l’histoire de la famille Mack en changeant le nom des personnages, mais de s’en inspirer.


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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 07:00

Un sociologue et politologue américain du nom de Francis Fukuyama avait annoncé la fin de l’Histoire. Plus d’histoires, donc plus d’Histoire.

C’était dans les années 1990, et son propos visait la fin des clivages mondiaux du fait de l’effondrement de l’idéologie soviétique. Plus de clivages, puisque la même idéologie, à quelques variantes près, était dorénavant en vigueur partout et pour tous.

Près de 20 ans plus tard, l’Histoire existe toujours, mais l’appel à la fin des clivages, quels qu’ils soient, de Nicolas Sarkozy ne présage-t-elle pas d’une véritable fin, cette fois-ci ?



Dès son arrivée au pouvoir et même avant, Nicolas Sarkozy a commencé par appeler à la fin des clivages politiques : Droite / Gauche, tout cela n’avait plus aucun sens, nous a-t-on expliqué. Dans la foulée, des ministres issus de la Gauche, justement, ont rejoint le gouvernement, pour que le concept devienne réalité. Un parti, même, la Gauche moderne, a été créé, pour donner de la structure à une pratique, un autre, le Nouveau Centre, pour border l’autre côté.

Les clivages, les rebondissements, les oppositions, c’est ce qui fait traditionnellement la différence entre une suite de faits, banale et sans ressort, et un enchaînement d’événements, avec, donc, ces clivages qui sont le ressort des histoires et par extension de l’Histoire.

Voilà pour le politique : plus d’histoires donc plus d’Histoire ?

Sur le versant social, on nous explique également que les clivages et la première de ses manifestations, la grève, sont passés de mode. Ici aussi : plus d’histoires, donc plus d’Histoire ?

Sur la scène européenne, Nicolas Sarkozy s’est opposé à certains de ses homologues, en appelant à des décisions fortes sur le front de la lutte contre la crise. Ah, voilà des clivages ? Pas vraiment : il s’agissait davantage pour le président Sarkozy d’appeler les dirigeants des principaux pays à rejoindre son point de vue. Pas de clivage donc, mais un appel au ralliement.


Comment ? Un utilisateur chevronné du storytelling, l’art de raconter des histoires, saborderait son outil phare ? Ce serait possible : pour Henri IV, Paris valait bien une messe. Mais c’est peu probable.

De quoi s’agit-il alors ? Peut-être de quelque chose de beaucoup plus subtil et de très simple : la contrôle. Traditionnellement, dans une histoire on contrôle l’action, les rebondissements sont imprévus parce qu’on les subit, sauf si on est le scénariste : et là, on ne laisse à l’auditeur qu’une seule participation possible, le commentaire de ce qui se déroule devant ses yeux.

Si c’était le cas, serait-ce un mal ?

D'autres posts sur le storytelling sarkozyen : Nicolas Sarkozy : pouvoir ou puissance ? et La meilleure et la pire histoire de Nicolas Sarkozy


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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 07:00

Un leader peut-il se permettre d’être rapide et agressif en temps de crise ?

Autrement dit : raconter une histoire dans laquelle il apparaît comme étant particulièrement rapide dans ses décisions et ses actions, et presque fou furieux genre couteau entre les dents (les commerciaux ont un terme plus cru associant un couteau et l’agressivité, mais on va s’en passer).

Est-ce donc une histoire appropriée en temps de crise ? Oui.


Pourquoi ?

Paul Glover, consultant américain qui a développé le concept de WorkQuake ™ (comme earthquake, tremblement de terre, mais adapté au monde du travail), apporte des réponses.


Tout d’abord : le pire n’est plus à venir

Les mesures les plus désagréables (licenciements, coupes sombres dans les coûts, gel des salaires etc.) ont été prises. Bien-sûr, Paul Glover parle des Etats-Unis, où tout a commencé avec un temps d’avance, mais il est vrai que, même en France, s’il y a toujours des mauvaises nouvelles et qu’il y en aura encore, on a quand même l’impression que le gros de la tempête est passé. C’est donc le moment de cesser de se raconter des histoires de victimes de la récession et le moment d’en raconter d’autres, qui vont dans le sens du changement de la philosophie organisationnelle de l’entreprise, pour dire les choses plus simplement, changer le mode d’organisation.


Comment ? En ne se racontant pas d’histoires : ce ne sera plus jamais comme « avant ».


Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de retour à la prospérité possible, au contraire, peut-être même un retour à davantage de prospérité, mais pas de la même façon qu’avant. Il faut donc raconter de nouvelles histoires : des histoires qui racontent qu’il est inutile de partir à la quête du monde englouti par la récession, mais nécessaire de faire un bond pour vivre et prospérer dans le monde d’aujourd’hui tel qu’il est.


Comment faire adhérer ses troupes ?

En rajoutant une ligne à son histoire, pour préciser que c’est le moment idéal : les concurrents les plus mal gérés ou les plus handicapés par des structures inadaptées ont disparu. Il y a donc plus de place et des clients à conquérir.


Mais encore ?

Une histoire du futur avec des objectifs audacieux, une disruption (rupture) peut s’avérer tout à fait adaptée.

La traditionnelle résistance au changement a été mise à mal avec la crise, il y a donc également plus de place pour une telle histoire. Tout en conservant une attitude éthique : ce n’est pas le moment d’en profiter pour raconter n’importe quoi, car cela se paiera lors de la croissance post-récession.


On ne peut jamais être trop rapide et trop agressif lorsqu’il s’agit de se préparer à une post-récession. Il ne reste plus qu’à en faire une réalité (car dans ce cas, les fictions ne fonctionneront pas).


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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 07:00

Se sortir de quoi ? Des difficultés qu’il rencontre pour lancer sa grande réforme du système de santé américain. Est-ce possible ? Peut-être que oui, mais la partie va être dure.

Comment ? On va se focaliser sur la situation vue du côté du storytelling, et sur la façon dont le storytelling pourrait aider le président américain. Loin d’être une fiction, compte tenu de l’expertise de Barack Obama dans ce domaine.

C’est en tout cas une belle étude de cas, qui illustre bien le double visage du storytelling : des usages vertueux, et d’autres qui le sont beaucoup moins.


Commençons par le début. Barack Obama lance son projet, qui n’était pas un scoop puisqu’annoncé dans son programme de campagne. Grosso modo, il s’agit de donner accès à une couverture d’assurance-maladie aux 46 millions d’Américains qui en sont privés (un autre chiffre : 79 millions d’Américains ont des difficultés à assurer le paiement de leurs factures de soins). Comment : pour faire simple, en rééquilibrant l’architecture de l’assurance-maladie, avec une dose de système public.

Au début, 70 % des Américains soutenaient ce projet, dans les sondages. Aujourd’hui, 54 % le trouve trop audacieux, et 41 %... pas assez !


Vidéo : Barack Obama appelle à un débat plus "civilisé"...


Que s’est-il passé entre temps ?

Du storytelling !


Comme ils avaient déjà su le faire au cours de la campagne électorale (voir mes posts : Obama vs. McCain/Palin (part. 2) , Obama-Axelrod / McCain-Schmidt-Salter : le vrai duel de la campagne US , Obama vs. McCain/Palin ), les partisans des Républicains se sont déchaînés à coups d’histoires rocambolesques. Rocambolesques mais qui vont très loin dans le dérapage : on a même pu entendre que la réforme Obama est hitlérienne (sur le web, des caricatures d’Obama en Adolf Hitler circulent) ! Qu’elle est l’incarnation du mal. Que Barack Obama fait du socialisme, voire du communisme… Que son projet est d’instaurer un système fondé sur l’euthanasie… Tout cela non pas sous la forme de petites phrases toutes faites, mais à chaque fois avec une illustration par des histoires. Tout cela ne serait pas forcément allé aussi loin si ces histoires, émanant au départ de mouvements traditionnellement extrémistes, n’avaient pas bénéficié du silence des élus Républicains pour se répandre plus largement.

L’ex-dauphine de John McCain (et peut-être future candidate aux présidentielles), Sarah Palin, a embrayé en allant jusqu’à raconter l’histoire de ses parents et de son enfant trisomique, qui comparaitraient devant un « tribunal de la mort » où des bureaucrates décideront s’ils méritent des soins ou si leur avenir est de mourir avant les autres.

Bien entendu, le web donne une résonance amplifiée à toutes ces histoires.

La contagion a gagné le camp Démocrate. Et là, ce ne sont pas ces histoires violentes qui touchent. Les histoires extrêmes ont pour effet de rendre acceptables des histoires plus conformistes, mais également opposées à la réforme. « Si on entend ces histoires terribles, c’est donc bien qu’il doit y avoir quelque chose de louche… ». Magie à double tranchant des histoires.


Comment Barack Obama peut-il s’en sortir ?

Avec du storytelling !

Il a d’abord commencé par appeler les Américains à signaler les rumeurs qu’ils rencontraient sur le web au sujet de la réforme. Dans un post récent, je m’interrogeais sur le sens de cette initiative (Pourquoi Obama part à la chasse aux rumeurs ). Cela s’éclaire à présent : c’est un élément d’une stratégie plus large, qui a débuté par la collecte des histoires qui se racontaient.

Quelle est cette stratégie ?

Ce n’est pas une stratégie de démenti : bien-sûr, Barack Obama a démenti, mais il est trop fin stratège pour ne pas savoir qu’un démenti n’a en général aucun effet sur des rumeurs. Le démenti fait juste partie du mode d’emploi dans ce genre de situation, mais pas de la solution (c’est comme débuter en disant bonjour à une fille qu’on espère séduire, ça ne nous rapproche pas de la fin).

  • Barack Obama tente de remobiliser activement le réseau dans les médias sociaux, qui avait contribué à son élection : ces médias conversationnels sont propices à la diffusion d’histoires.

  • Il s’est rapproché des milieux religieux, en leur demandant de raconter la vérité, au besoin en faisant du porte à porte (encore une technique narrative) : cela revient à marcher sur les plates-bandes des Républicains, traditionnellement plus axés religion.

  • Il porte l’attention sur une autre histoire, pour gagner du temps et se repositionner en président : ses vacances chics (mais dans un lieu où l’Obamania bat toujours son plein), le débat relancé sur le Moyen-Orient avec une visite prochaine annoncée - l’idée est de tenir la barre jusqu’à la présentation noir sur blanc du projet, c’est pour dans quelques semaines.

Mais on reste sur notre faim, déçu parce qu’on a été habitué à tellement plus innovant, plus ambitieux de la part de Barack Obama et de son staff.

Pourquoi Obama ne va-t-il pas jusqu’à tourner en dérision ces histoires pourtant faciles à ridiculiser ?

C’est que, derrière tout cela, il a un gros problème. Sa réforme touche à un fondement de l’Amérique : la démocratie. En démocratie, c’est la majorité qui a raison, et là, c’est à une minorité d’Américains que cette réforme est destinée. Idéologiquement, ça coince donc. Et tant qu’il n’aura pas trouvé d’histoire convaincante sur ce point précis, quel est son intérêt d’ouvrir de lui-même la boîte de Pandore ?

Pour l’instant, il ne peut pas vraiment faire plus.


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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 07:00

La mythologie hindoue est très riche d’histoires en tous genres. Mais de là à les utiliser dans un univers entrepreneurial… C’est pourtant ce qui se passe, avec succès.

Des dieux avec des rivières coulant de leurs cheveux, des rois défaillants face à leur tâche, des reines qui tentent de faire face avec l’énergie du désespoir, des démons, des éléphants, la jungle…

La mythologie indienne, également riche en parfums et en couleurs mystérieuses, ne manque pas d’attraits. Il est vrai qu’on s’écouterait bien un petit conte, comme ça, pour se divertir.

Mais le divertissement n’est pas le seul intérêt de la mythologie (pas plus que pour le storytelling dans son ensemble d’ailleurs), l’apprentissage de règles et principes de vie non plus : en Inde, on les utilise aussi dans un univers business, afin de faire ré-émerger des principes managériaux qui trouvent leur ancrage dans la tradition et la culture indienne.


Folklore, entourloupe de consultant malin ?

Pas vraiment. Le modèle a même un nom : les 3B (comme belief – croyance ; behavior – comportement » et business).


Pour ses promoteurs, le monde de la mythologie et celui du business ne sont pas très différents : les situations et les personnages seraient même très similaires.  Ils s’en servent pour générer les croyances qui guident les comportements qui orientent eux-mêmes le business.

Ce travail consiste à partir d’une figure mythologique traditionnelle et lui ajouter des attributs symboliques, ce qui fait beaucoup penser à un démarche basée sur des archétypes (qui font partie intégrante du storytelling des organisations). Les métaphores ne sont pas loin : le client est souvent représenté par la déesse de la prospérité, Lakshmi. Ou alors, on le salue d’un « Namasté », qui signifie « je salue le soleil (ou le divin) qui est en vous » au lieu du « bonjour » usuel, ce qui a pour effet de mettre l’accent le potentiel de développement de l’interlocuteur. Et n’est-ce pas tout ce qui compte vraiment dans le business.


Le sens de ces attributs, leur signification est ensuite analysée. Et des passerelles sont établies avec l’univers de l’entreprise. Parmi les  enseignements : la vérité n’est pas forcément mariée avec la logique, ou encore que la rationalité n’est pas toujours la clé qui ouvre toutes les portes.

Des conclusions comme celles-là, ce n’est pas du folklore : on peut même parler de bon sens créatif. Tout cela, basé sur les histoires et les rites traditionnels de l’Inde.


C’est vraiment du sérieux : le quotidien financier du pays publie même une chronique sur le thème des problématiques du management éclairées par la lumière des récits mythologiques.

Un peu plus profond que les mythes d’entreprises, mais pas forcément moins efficace.

Et dans nos sociétés occidentales, quels genres de mythes pourrions-nous utiliser ?


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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 07:00

Avec la crise, il semblerait que les Français réinventent un concept que l’on pourrait appeler « le nouveau mieux-vivre ».

C’est une étude signée CLM BBDO, Omnicom Media Group et Scanblog réalisée auprès d’internautes de 15 pays du monde qui le dit.


Cette nouvelle histoire de leurs rapports avec la consommation serait orientée vers « le bonheur sans problème en dépensant moins ». Mais attention : dépenser moins, mais mieux, c'est-à-dire plus qualitativement, et en se préoccupant de développement durable (d’où viennent les produits, qu’est-ce qu’il y a dedans ?). Le luxe que l’on peut se permettre parce qu’il est (très) relativement cheap (en tout cas plus que d’autres luxes).

On retrouverait aussi les vertus des circuits de commerce alternatifs que sont les brocantes, le troc, les réseaux d’échange. On traque les bons plans. On loue, on achète d’occasion. Bref, c’est la bonne vieille débrouille qui repose ses valises. Et puis en même temps, cela donne l’occasion de rajouter encore une couche de développement durable, parce que l’occasion c’est quand même du recyclage.

Et puis, on achète équitable, des produits locaux voire directement chez le producteur.


La belle vie, la belle histoire ?


Une crise économique peut-elle faire changer d’histoire ?
Je pense que c’est toujours la même histoire qui se raconte. Il y a des péripéties, c’est tout, et c’est nécessaire (oui, bon on n’en redemande pas non plus ; ça va aller comme ça). Il restera toujours quelque chose de cet épisode. Dans la série, si Ugly Betty se casse une jambe, elle la gardera probablement cassée pendant une paire d’épisodes… Si un nouveau personnage arrive dans une série, il restera présent jusqu’à la fin de son contrat… Mais ce sera toujours la même série, avec la même trame de fond.

Parce qu’au fond, ce n’est pas l’histoire de la consommation dont il s’agit, tout comme Desparate Housewives ne peut pas se résumer à « une histoire de voisins » : c’est de l’histoire du « consommer plus » qu’il s’agit. Et le « consommer mieux » n’est qu’un accessoire de cette histoire.


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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 07:00

Le guide pratico-pratique en français du storytelling est paru ! C'est décidément une rentrée littéraire très chaude pour le storytelling !
 
Des livres sont déjà parus en français sur le storytelling, mais jamais encore, un véritable guide pratico-pratique, porté par une vraie réflexion théorique, n'avait été édité sur les multiples façons d'utiliser les histoires, la mise en récit, dans le management, le marketing, la communication... et la vie, tout, simplement.

C'est à présent chose faite, avec la parution de "Storytelling, le livre", signé par Stéphane Dangel avec la participation de Jean-Marc Blancherie (Editions du Désir - Septembre 2009).

Qu'est-ce qu'une histoire ? Quels sont les usages du storytelling en entreprise ? Comment construit-on une histoire et quels sont les risques à prendre en compte lorsque l'on pratique le storytelling ? A toutes ces questions, "Storytelling, le livre" apporte des réponses concrètes, agrémentées d'exemples et de techniques de mise en oeuvre.

Disponible pour le moment sous forme de elivre (d'i-livre, de e-book ! version papier en cours d'édition), "Storytelling, le livre", c'est aussi un concept complètement novateur :

- des mindmaps (cartes mentales) interactives (en Flash et pdf interactif) invitent le lecteur à aller plus loin, en offrant des pistes de réflexion et des liens sur le web, véritables extensions du livre ! Un concept très original !
- et pour aller encore plus loin : un Wiki, le Wiki du storytelling, accessible aux lecteurs, prolonge encore davantage le livre, en en faisant un processus continu, d'enrichissement permanent ! Le livre jamais terminé n'est plus un mythe !
 
"Storytelling, le livre" - Stéphane Dangel avec Jean-Marc Blancherie - Editions du Désir (2009) 
Lien de téléchargement : http://www.desiredit.com/25.html
Et bientôt : une version en anglais
 
Jean-Marc Blancherie est un spécialiste du knowledge management, de la pratique des histoires... et un conteur.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 21:19

Kathy Hansen a entamé un travail très intéressant depuis de nombreux mois, en interviewant ceux qu’elle appelle des « storytelling gurus » (le mot gourou n’a pas seulement un sens religieux aux Etats-Unis que dans nos contrées -ce qui a fait réagir Steve Denning, qualifié dans un documentaire par Christian Salmon de « pape du storytelling » : le storytelling n’est pas une religion, c’est une discipline).

Elle a décidé il y a quelques temps de compiler les meilleurs extraits de ces interviews dans un e-book gratuit (à télécharger ici ou ici), et j’ai au vent de ce projet en prime time, puisque je suis l’un de ces 43 interviewés. (Et seul Français au demeurant).

En plus, elle a choisi de centrer son propos sur quelque chose de très pratico-pratique, puisque le livre ne porte pas sur des aspects théoriques mais sur le storytelling appliqué. Evidemment, le livre est en anglais, mais étant donné que les participants sont tous plutôt pros (), ils se sont exprimés simplement. Plutôt que de refaire le résumé du livre à ma sauce (un peu périmée comme pratique, à l’heure du web), voici un copié-collé tout simple du sommaire :

  • INTRODUCTION

  • CHAPTER 1: Defining Story

  • CHAPTER 2: Origins of Storytelling Passions

  • CHAPTER 3: Storytelling Influences

  • CHAPTER 4: An Explosion of Storytelling?

  • CHAPTER 5: Social-media Storytelling

  • CHAPTER 6: Troubling Uses of Storytelling

  • CHAPTER 7: Transformational Storytelling

  • CHAPTER 8: Storytelling Advice

  • CHAPTER 9: Change Your Story, Change Your Life

  • CHAPTER 10: Storytelling in Relationships, Teams, and Community

  • CHAPTER 11: Story Techniques and Tools

  • CHAPTER 12: Unexpected Applications of Storytelling

  • CHAPTER 13: Storytelling in Organizations

  • CHAPTER 14: Getting Buy-In for Storytelling

  • CHAPTER 15: Personal Storytelling, Lifewriting, and Memoir

  • CHAPTER 16: The Practice of Storytelling

  • CHAPTER 17: Storytelling in Marketing, Sales, and Branding

  • CHAPTER 18: Storytelling and Career

  • CHAPTER 19: Storytelling in Writing and Communication

  • CHAPTER 20: The Future of Storytelling

  • Directory of Practitioners: Photos and Contact Info

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 07:00

Les histoires, c’est normalement quelque chose de personnel, une création intime. Un travail donc.

Mais la tendance est plus à la consommation d’histoires toutes faites qu’à la construction d’histoires. J’en ai déjà parlé à l’occasion des 50 ans de la poupée Barbie.

Alors voilà une innovation qui va dans ce sens.



C’est la marque de plats cuisinés Marie qui en est à l’origine. Marie a lancé Tarte de toi  pour les internautes. En cliquant sur une espèce de jukebox qu’on dirait croisé avec une cuisinière, ils peuvent créer… une histoire. En fait une chanson personnalisée, mais bon, une chanson raconte le plus souvent une histoire.

On choisit :

- La voix de l’interprète

- Trois thèmes de dispute conjugale parmi les douze proposés (la légendaire belle-mère, la corvée du ménage, les potes, la libido etc.). Chaque thème de dispute dispose d’un contenu sous forme de textes d’un couplet de chanson

- Une recette de tarte Marie qui scellera la réconciliation (c’est quand même une opération pub) et qui bien-sûr, aura sa place dans le refrain

- Un style musical (samba, rock…)

- Le réglage des arrangements (rythme, solo, effets sonores…).

Cerise (ou bouton rouge) sur le jukebox : la dédicace, avec un petit nom à choisir parmi les 400 de la base de données (ma biche et autres… pour ma part je ne pensais pas qu’il y en avait autant dans le langage conjugal). Le nombre d’années de couple est même spécifié dans la dédicace (gare aux erreurs !).


La chanson peut ensuite être envoyée par email à sa tendre moitié.

Tarte de toi annonce 47 millions de combinaisons différentes avec tous les items, donc de grandes chances d’obtenir une chanson vraiment exclusive.

Pour les goujats en mal de motivation, le site a tout prévu : un top des thèmes de disputes les plus utilisés par les autres usagers.

Qu’en dire ? Techniquement, bravo.

 
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Présentation

  • : Storytelling
  • Storytelling
  • : Le storytelling ? C'est raconter une histoire, pour être plus efficace en management, marketing et ailleurs ! Raconter des histoires ? OK, mais des histoires authentiques, saines, pas des "bobards". Sinon ce serait trop facile. Et puis, l'objectif, ce n'est pas de duper, "d'arnaquer" pour parler plus clairement, mais simplement d'être plus performant. Si, si, c'est possible, sans berner personne ! Nos offres de formation Storytelling : http://www.storytellingfrance.com
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J'écris aussi des livres... qui racontent des histoires, bien-sûr, le storytelling n'est jamais loin.

 

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