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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 07:00

L’arsenal des techniques de vente est suffisamment vaste pour que tout nouveau venu donne un peu l’impression d’être « le dernier gadget » en vogue ».

Parfois, pourtant, les incidences sont bien plus profondes qu’un simple effet de mode.

C’est le cas avec le storytelling.


L’intérêt de son utilisation dans le customer relationship management (CRM) est assez évident : recueillir les histoires de ses clients, de ses échecs comme de ses réussites dans la quête de sa satisfaction a un vrai intérêt. De grandes chaînes hôtelières organisent même de manière hebdomadaire des séances internes au cours desquelles les employés sont invités à partager leur meilleure histoire de CRM, avec diffusion à l’ensemble du groupe, à des fins pédagogiques.

Mais il y a aussi des possibilités d’utiliser le storytelling véritablement comme une technique de vente.


On ne parle pas ici des traditionnels témoignages clients, qui sont à la fois du storytelling et une pratique bien connue et pratiquée depuis des lustres sans qu’il soit utile de l’affubler d’un nom particulier.

Non, c’est bien autre chose.


Récemment, dans la prestigieuse Harvard Business Review, Philip Lay, Todd Hewlin et Geoffrey Moore ont détaillé une intéressante méthode qu’ils ont baptisé « provocation-based selling » (vente basée sur la provocation).

Selon les promoteurs de la méthode, un vendeur peut prendre un avantage décisif, en mettant dans la tête de son interlocuteur acheteur, un point de vue provocant à propos d’un enjeu spécifique et stratégique. Un objectif difficilement atteignable avec les méthodes d’approche classiques, même les plus au goût du jour, type génération de leads, et marketing basé sur le référencement.

En même temps, c’est un moyen, pour le vendeur, de mieux appréhender la problématique de l’acheteur.


Rien de révolutionnaire pour des professionnels du consulting : c’est souvent comme cela que les services de consulting se vendent. Mais pour des produits physiques, c’est plus rare.

Les vendeurs ont donc avantage à développer un point de vue audacieux sur l’industrie dans laquelle ils évoluent (en ne se cantonnant pas aux produits qu’ils vendent), pour pouvoir démontrer comment leurs produits répondent à ses enjeux. Les atouts des produits en terme de fonctionnalités (il s’agit là d’une approche interne, technologique du produit) sont largement inférieurs à la valeur (approche externe) qu’ils peuvent avoir pour le business des clients.


Et pour communiquer cela : des histoires ! Comment faire le lien entre les produits et les enjeux du business, autrement que par une success-story expérimentée ailleurs ? Bien entendu, il faudra que, pour concevoir cette histoire, le vendeur se projette dans la tête de l’auditeur, pour comprendre ses vrais enjeux et y répondre. Il lui faudra pour cela assister à des conférences, colloques, lire des journaux professionnels, effectuer une veille sur le web… Et écouter ses clients, boucle bouclée avec le CRM.


Ce type de pratique est-il vraiment aussi répandu, dans les faits, que ce que revendiquent bon nombre d’entreprises ?

N’oublions pas qu’un client n’achète jamais « un foret de 16, mais un trou qui a cette dimension ».

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 07:00

Ce n’est pas un secret et cela a été souligné par d’autres à de nombreuses reprises : les leaders d’aujourd’hui n’ont pas grand-chose en commun avec ceux d’hier. Ce n’est pas qu’il leur incombe aujourd’hui de raconter des histoires pour asseoir leur pouvoir. C’est le contenu de ces histoires qui est très spécifique.

Voici quatre éléments assez incontournables pour les nouveaux leaders, et qu’il s’agit d’intégrer aux histoires qu’ils racontent, d’une manière ou d’une autre.


Mais au préalable : y’a-t-il des modèles, chez les nouveaux leaders ? Toute proportion gardée.

On peut en citer deux, auxquels on aura toutefois du mal à s’identifier, car la caractéristique fondamentale des nouveaux leaders, c’est qu’ils ne sortent pas d’un moule. Ce sont, beaucoup plus qu’auparavant, des individualités, au parcours donc très personnel. Cela dit, il y a des « patterns » à pouvoir dégager (et donc un intérêt à diffuser ce post !).


Bon, les deux leaders en question sont anglo-saxons et issus de la dynamique Obama : Robert Gates, le Secrétaire d’Etat à la Défense américain, qui était déjà celui de George Bush, et que Barack Obama a maintenu à son poste ; et Chris Hughes, l’un des fondateurs de Facebook, et chef d’orchestre opérationnel de la campagne électorale d’Obama.


Les quatre éléments d’une histoire efficace :


1 Une vision holistique du monde :

Qu’est-ce donc de nouveau que le holisme ? Le terme est devenu un peu tarte à la crème servi à tout va (tiens, un peu comme le mot storytelling dont on habille beaucoup de choses qui n’ont pas grand-chose à y voir) mais une définition simple cerne le sujet : c’est une manière de voir le résultat d’une addition d’éléments comme étant supérieur à la somme de ces éléments pris individuellement ; il y a donc une alchimie, pas forcément complexe mais qui est opérante. Il y a au début de la chaîne des éléments individuels et à l’arrivée une globalité (a whole), quelque chose s’est passé entre les deux, qui a transformé deux kilos de plomb en deux kilos de plomb plus un d’or. Chris Hughes, lui, a créé une plate-forme de communication utilisant les médias sociaux, dont l’impact est allé bien plus loin que ce qu’on pouvait attendre d’un tel outil. Robert Gates, lui, s’est illustré dans ce concept du holisme, en l’appliquant à la situation de l’Irak et de l’Afghanistan.

Tous deux ont réussi à appréhender un système opératoire, à le décomposer en pièces détachées, à identifier les relations entre les différents composants, et en même temps à appréhender cette fameuse globalité.


2 L’empathie :

Avec le patron, certainement. Parce qu’évidemment, on le voit bien, les nouveaux leaders ne sont pas des patrons. Ce n’est pas un statut mais un rôle que d’être un leader. Avec ceux à qui l’on s’adresse. Les électeurs, en ce qui concerne Chris Hughes. Les experts de la CIA et de la guerre à l’américaine pour Gates. Et là, c’est dans le background personnel que l’on peut trouver du biscuit. Avec Facebook, Hughes avait déjà pu développer une empathie forte avec les utilisateurs des réseaux sociaux ; il lui a juste fallu se placer dans un contexte plus étroit, lié aux attentes des électeurs, à leurs angoisses spécifiques. En tant qu’ancien de la CIA, Gates, lui, connaît bien la manière de penser, de fonctionner de ses interlocuteurs. Il comprend, lui aussi. Et se sert de ce qu’il a compris.


3 Une direction, une stratégie, des objectifs :

Dépassés les objectifs, la stratégie, dans un monde où l’adaptation à des contextes changeants très rapidement est devenu la clé ? Si c’était vraiment la clé, nous ne serions pas là où nous sommes. Mais passons. Non, la stratégie, c’est ce qui permet de se projeter, pour Gates par exemple, au-delà du conflit en cours, manière de ne pas avoir la tête dans le guidon : le conflit est un moyen, ce n’est pas une fin. Mais ce n’est pas uniquement une manière de penser. Non, cette fin est intégrée d’une façon concrète à chaque étape présente, ce qui peut achever de désorienter des opposants. Cela me fait un peu penser à la tactique de Nicolas Sarkozy, à laquelle ses opposants ne savent pas justement quoi opposer.


4 Les bonnes personnes non pas aux bons endroits mais dans le bon contexte :

Il ne suffit pas de réunir un think tank, mais il s’agit de créer les conditions d’une interaction constructive entre ses membres. Cela va peser sur le choix de la typologie des membres, fonction du contexte, plutôt que de choisir les plus renommés, comme cela se fait encore bien souvent. L’objectif est d’obtenir à l’arrivée une vraie rupture de pensée, car c’est à partir de là que l’on pourra confronter l’existant au possible et prendre des décisions, faire des arbitrages, bâtir des projets.

 

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 07:00

Vivelle Dop a mis en ligne (avec l’agence Mediagong) un site de marque dans une logique assez storytelling.

Vivelledop.fr repose sur un concept de chat, conçu pour générer des interactions en temps réel entre les internautes.


Mais que peut-on réellement faire sur ce site ?


Les internautes peuvent déjà créer leur propre avatar, avec une grande latitude pour « l’équiper ». On peut télécharger une photo, choisir le style de coiffure, le style vestimentaire…


Ensuite, place au cœur de l’aspect foncièrement storytelling du site : l’internaute peut s’immerger dans un univers inspiré de l’univers de la marque. Il peut choisir parmi cinq quartiers d’une ville, dont les noms et les artefacts sont découlent directement de lignes de produits Vivelle : Béton, Invisible, Turbo, Extrême… L’intérêt, c’est que des histoires peuvent se construire à tout moment, fruits des contacts avec les autres internautes connectés sur le quartier-communauté -le chat peut fonctionner à plein.


Evidemment, chaque internaute a la possibilité d’inviter des amis à le rejoindre sur Vivelledop.fr. Il peut aussi créer des vidéos, visibles sur le canal TV de la communauté, en compagnie des clips pros de la marque.

Quelques histoires fortes peuvent aussi être vécues, via des défis vidéo qui verront les plus talentueux récompensés.


Créer uniquement une communauté n’aurait pas suffi à en faire un outil de storytelling : mais ici, des fonctionnalités ont été incluses et vont tout à fait dans ce sens.

Encore une illustration du grand trend du moment : le storytelling digital comme volet spécifique d’une campagne de com classique.

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 17:53
Un post de Jean-Marc Blancherie, spécialiste du knowledge management, de la pratique des histoires... et conteur.

Il vous faudrait un peu de temps pour écouter mon histoire...
Pendant des années, j'ai pratiqué le storytelling analytique comme Monsieur Jourdain la prose. Je partais à la recherche des savoirs critiques dans les entreprises (c'est du KM), des savoirs tacites, des savoirs de ceux qui quittaient l'entreprise. J'utilise pour cela le Mind Mapping, mais c'est une autre histoire (racontée ici : http://www.desiredit.com/30.html) Or, presque toujours, l'écoute active et la confiance aidant, on me racontait des histoires qui en disaient long sur l'entreprise, son Histoire, son climat social, et sur son devenir.
Je me suis aperçu que ces histoires permettaient de faire sourdre et d'analyser des représentations, des clivages, des croyances, des segmentations, bien plus significatifs que tout qui est plaqué a priori par le spécialiste dans des enquêtes soi-disant scientifiques (je sais de quoi je parle, je suis politologue de formation). L'identité de l'entreprise, aussi, apparait alors dans son authenticité, non pas telle qu'elle voudrait se voir, mais au travers d'un prisme très fin et parfois très étrange.
Il s'agit donc de recueillir plus systématiquement ces histoires, dans un but explicité par les dirigeants, et en accord bien sûr avec ce que les acteurs de l'entreprise peuvent dire et attendre. Je l'ai mis en œuvre, par exemple, dans un groupe qui avait vécu de nombreux changements, et accueilli des salariés de statuts très divers du fait de fusions et rachats : au travers d'une plate-forme collaborative en ligne, et en analysant aussi les discours produits avec un logiciel de production de clusters sémantiques. J'en savais plus, sur certains aspects, que le cabinet qui m'avait confié cette part de mission dans un contexte qui lui était familier.
Dans des contextes plus IE (ndlr : Intelligence économique) que RH, croyez moi, ça déménage !

Certes, le storytelling, comme le montre le livre de Christian Salmon, peut être utilisé dans un but manipulatoire :
http://storytellingwiki.wetpaint.com/page/STORYTELLING%2C+le+livre+!

"Storytelling, le livre", de Stéphane Dangel, auquel j'ai contribué, prend acte de l'impératif catégorique de l'éthique. Ou plutôt fonde sa pratique dans une intentionnalité clairement exprimée. Il fait le tour des méthodes, des contextes, des pièges aussi du storytelling.

Cela dit, si vos intentions sont pures, et vos stratégies avouables, vous pouvez venir apprendre avec nous les joies et les pièges du storytelling.
Les 2 jours de formation - 16 ET 17 NOVEMBRE 2009 - se passent à Cannes (ville agréable de la Côte d'Azur, bientôt connue pour son fameux festival du storytelling), dans un lieu de toute beauté et tranquillité, à deux pas de la mer.
Renseignements et inscriptions :
Graziella Le Marois. Vous pouvez entrer en contact : glemarois@evalir.fr - tél 06 32 19 89 15

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OFFRE LIMITEE A 15 PERSONNES


TOP CHRONO: 1 FORMATION OFFERTE POUR LE 10EME INSCRIT

Quant au livre Storytelling, dont la première version a été lancée sous format e-book, il est attendu dans sa version physique (papier) début novembre, et vous pouvez le commander dès maintenant.
Tout sur le livre aux Éditions du Désir :
http://www.desiredit.com/25.html

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 07:00

Cet été, j’ai lancé le premier Friendfeed du storytelling. J’y diffuse des informations en français et en anglais, tout en continuant à blogueur sur le storytelling et à alimenter mon compte Twitter. Alors, quel bilan ?

Friendfeed a cela de formidable qu’il permet très simplement de suivre l’excellent conseil de Jeff Jarvis (le spécialiste des trends de l’information) : faire un lien vers une ressource existante est plus économe en temps et plus efficace que de résumer cette même ressource dans un post. J’utilise pour cela la très pratique application Bookmarklet qui, en plus du lien, permet d’ajouter un commentaire texte, et d’insérer une photo depuis n’importe quelle page web, d’un clic.


J’ai aussi connecté le flux RSS de mon blog et celui de mon Twitter sur mon Friendfeed, pour en faire un agrégateur encore un peu plus complet.


Ce n’est pour l’instant qu’un début, je n’utilise de loin pas toutes les fonctionnalités, mais c’est une vraie valeur ajoutée pour les visiteurs, je trouve.


Cela dit, Friendfeed n’est pas encore un service très populaire en France. Bon nombre de mes abonnés (l’équivalent des followers chez Twitter) sont d’ailleurs anglo-saxons. Ceci expliquant cela : ils ne sont pas encore légion.

Déjà mature aux USA, disponible en français, Friendfeed devrait toutefois monter davantage en puissance (globalement, et à titre personnel) en France. Sauf si une autre application lui passe devant. Et bien alors, je switcherai moi aussi. D’ailleurs, il y a effectivement une application qui pointe le bout de son nez…

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 21:10
Un article sur e-learning infos
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 07:00

Comment ? Barack Obama est élu et les vieux démons, les vieilles histoires de l’Amérique partent en fumée ?

C’était un hoax, comme on dit sur le web.


J’en avais déjà parlé ici.

Avec le débat sur la réforme du système de santé américain, c’est sur ses origines qu’est attaqué le président américain. Le racisme, qui n’a jamais disparu (mais par quelle magie aurait-il donc pu disparaître), fait son retour d’une manière agressive : Obama est représenté grimé en sorcier africain, revêtu d’une fourrure de singe pour dévorer une banane… Un sondage sur Facebook pose la question : « faut-il tuer Obama ? ».




Il pourrait ne s’agir que de péripéties de l’histoire si ces attaques n’étaient le fruit que de quelques excités retranchés derrière l’anonymat (relatif) du web.

Mais elles émanent également de grands noms de l’ultra-droite, ouvertement, sur les grandes ondes. Même si aux Etats-Unis, la liberté de pensée et de s’exprimer est une valeur fondamentale, entendre un Rush Limbaugh dire que « Obama est un Noir qui cherche la bagarre » », et Glenn Beck, animateur de la chaîne de télé Fox vociférer contre « un type qui a une profonde haine pour les Blancs, un raciste » (c’est d’Obama dont il parle) a quelque chose de choquant.


Et c’est justement parce que Barack Obama est déjà accusé depuis plusieurs mois par les mêmes extrémistes de vouloir s’en prendre aux valeurs de l’Amérique qu’une tactique trop ouvertement offensive de sa part est impossible. Sous peine de donner de lui-même des éléments qui pourraient nourrir les histoires racontées par ses adversaires.


Certains courants conservateurs racontent même que de toute manière Barack Obama usurpe le titre le chef de l’Etat américain, car il ne serait pas américain. Sur CNN, un animateur a même exigé que le président montre devant tout le monde les papiers prouvant qu’il est bien américain !


Comment Barack Obama peut-il agir ?


Son positionnement de président rend une posture d’apaisement raisonnable (et c’est ce qu’il fait). Son appel à la courtoisie et à la politesse surfe entre ces limites et la manifestation de la puissance qu’il incarne et veut tout de même raconter. L’équilibre n’est pas évident.

Mais il ne peut pas faire grand-chose de plus, il est comme coincé quand il s’agirait, tout de même, de prendre la parole, de raconter une contre-histoire. Donc ce ne peut être que quelqu’un d’autre… Quelqu’un qui aurait une légitimité, un charisme, une aura, pour raconter cette contre-histoire, et qui, bien-sûr, serait Blanc.


L’ancien président Jimmy Carter tente de porter ce message. Il est intervenu pour accuser à son tour de racisme les accusateurs. En se positionnant comme homme du sud dans USA, il a pointé les progrès dans la voie de la tolérance, mais pointé également le sentiment toujours fort répandu selon lequel des hommes et des femmes de couleur ne seraient pas qualifiés pour gérer le pays.


Une intervention qui aura toutefois une portée limitée : les Républicains ont brandi leur atout maître : Michael Steele, le président du parti Républicain, noir lui aussi. Ce dernier a dénoncé une manœuvre de diversion de la part des Démocrates.


Finalement, alors que tout le monde avait salué la naissance d’une nouvelle histoire américaine avec l’élection de Barack Obama, les observateurs se sont trompés sur la nature de cette histoire. Les Américains n’ont pas tant voté pour un candidat afro-américain que pour une histoire d’ascension sociale traditionnelle à l’américaine. Le « Yes we can » n’a pas de couleur, un candidat blanc aurait pu l’utiliser, avec un autre contenu.

Il y avait aussi un besoin d’espoir né de la crise alors naissante, et quoi de mieux que l’histoire obamienne comme symbole ! Mais ce n’est pas pour sa couleur que Barack Obama a été élu, c’est pour ce qu’il a réussi à faire de sa vie en dépit des handicaps dont il souffrait (la couleur de peau en était d’ailleurs un). C’est une nuance de taille.


Il faut plus qu’une élection pour changer une histoire.

 

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 07:00

C'est devenu une tarte à la crème : des pratiques collaboratives au sein d'une organisation peuvent être créatrices de valeur. Encore faut-il implémenter cet esprit collaboratif, le transformer en actions, durablement pratiquées. Bref, qu'il s'agisse d'habitudes. Comment ? Pourquoi pas avec des histoires.

Une chose est sûre : la collaboration n'obéit pas à des données chiffrées, difficile donc de mesurer le niveau de collaboration dans l'organisation avec des statistiques.

C'est en suscitant, en racontant, en communiquant des histoires de collaborations réussies (ou ratées !) que l'on peut véritablement l'évaluer.


Le traditionnel « ce qu'on ne peut pas mesurer, on ne peut pas le manager », est encore moins pertinent dans ce contexte. Einstein disait bien que « tout ce qu'on peut mesurer n'a pas forcément d'importance » et « tout ce qui est important n'est pas forcément mesurable ». Dans certaines cultures traditionnelles, on dit aussi que «  si on mesure quelque chose, on le détruit ». Sans aller jusqu'à ces extrémités, on comprend le message.


C'est pourtant paradoxal : la collaboration est une valeur, et qu'est-ce donc qu'une valeur qu'on ne peut pas quantifier ?


Et bien : une histoire. Parmi les usages les plus basiques du storytelling, la transmission de valeurs occupe une place de choix. Une histoire est un moyen unique de montrer de manière concrète à des collaborateurs comment la collaboration est créatrice de valeur et comment des communautés de pratique peuvent fonctionner.


Il est grand temps de renoncer aux mesures chiffrées pour adopter la technique des exemples (à décliner sous différentes variantes), beaucoup plus productive.


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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:00

Le carrefour des 3 Suisses se situe à Mouvaux dans le Nord. C’est un lieu-dit, tout près de l’une des filatures appartenant à la famille Toulemonde-Destombes. Il donnera son nom à l’entreprise de vente de laine à tricoter par correspondance créé par la famille, en 1932.

C’est une histoire, fondatrice. Mais elle n’est pas racontable à des clients. Et ne leur a d’ailleurs jamais été racontée.

Y’aurait-il tout de même quelque chose à pouvoir faire, avec une telle histoire ?


La marque 3 Suisses a utilisé les composantes de son nom dans son marketing et sa communication, certes.

Le premier logo représentait de mythiques gardes suisses, garants de la qualité des produits. L’un des slogans utilisé dans les années 50 annonçait même que les 3 suisses se mettaient en 4 pour assurer la satisfaction des clients. Pourquoi pas.

Mais sur le marché suisse, la marque a toujours eu du mal à se développer. Il est vrai que son nom peut y avoir les mêmes effets que ceux d’une histoire usurpée. Travailler la signification, l’histoire du lieu-dit, aurait peut-être pu permettre le développement d’une histoire de racines, mais bon… En terme de cout d’opportunité, le marché suisse ne valait peut-être pas de tels efforts.


Au fil du temps, la possibilité de raconter une histoire s’est de plus en plus éloignée pour les 3 Suisses : des sociétés de VPC comme Blanche Porte et Bruneau, avec leur propre histoire, ont été intégrées au groupe, et surtout, elles oeuvrent parfois dans des domaines bien éloignés de la VPC vestimentaire (Bruneau est plus spécialisé dans les fournitures et accesoires de bureau).

Et alors que le groupe s’appelle toujours officiellement 3 suisses, il communique depuis quelques années sous le label 3Si (pour 3 Suisses International), en abandonnant donc une histoire jamais racontée. Cela dit en passant, 3Si est aussi une société française, qui n’a rien à voir avec les 3 Suisses et œuvre dans le secteur des nouvelles technologies.


C’est presque le même cas de figure à La Redoute, dont la dénomination s’explique par le fait que c’est l’usine située rue de La Redoute à Roubaix, qui a inauguré l’engagement du groupe dans la VPC. Au terme de plusieurs étapes, l’entreprise porte aujourd’hui le nom de PPR (comme Pinault-Printemps-Redoute, mais il faut le deviner).


Que retenir de cela ?


Toutes les histoires ne sont pas bonnes à raconter. Ce n’est pas parce qu’on a une histoire, même originale, qu’elle doit être racontée. Une évidence ? Certainement, mais alors que le storytelling a pour certains l’attrait d’une mode, la tentation de « sortir » une histoire parce que c’est dans le vent est bien réelle.

Comme le dirait Peter Drucker sur des problématiques plus globales que le storytelling, il faut se poser la question de l’utilité.

Inversement, ce n’est pas parce que l’on a n’a pas d’histoire à raconter à première vue, qu’il ne faut pas chercher à en faire émerger une.


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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 07:00

Média de masse par excellence, réputé pour ses performances en termes de répétition et de couverture (je n’apprendrai rien aux spécialistes de la pub) des cibles, l’affichage extérieur peut aussi se décliner en version très personnalisée. Jusqu’au one-to-one même, contextualisation suprême… Et jusqu’à la narration d’une histoire en même temps !

C’est la marque Wispa Gold de Cadbury qui a inventé cette affiche publicitaire sur mesure et c’est en Grande-Bretagne que ça se passe.


Les consommateurs peuvent donc devenir les concepteurs-créateurs de la campagne.


Du déjà vu ? La publicité 2.0, l’user generated content font presque partie des meubles maintenant. Mais là, on va plus loin. Les consommateurs écrivent le message, le dessine même, en l’adressant librement à la personne de leur choix. Sur le site web mis en place par Cadbury, on leur mâche même un peu le travail : des suggestions leur sont faites, des textes et des illustrations peuvent être téléchargés (façon templates des présentations Powerpoint) et, c’est le meilleur, ils peuvent choisir l’emplacement de leur affiche.

La géolocalisation permet ensuite à Cadbury de tenir sa promesse, en installant l’affiche au plus près du destinataire du message !


Le storytelling est bien présent.

Il y a là les ingrédients pour enclencher des histoires, entre les clients Cadbury et les élus… de leurs affiches.

Espérons que Cadbury ira jusqu’à susciter la narration de telles histoires, dans une démarche de customer relationship management.


Techniquement : aucune difficulté pour mettre cela en œuvre.

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Présentation

  • : Storytelling
  • : Le storytelling ? C'est raconter une histoire, pour être plus efficace en management, marketing et ailleurs ! Raconter des histoires ? OK, mais des histoires authentiques, saines, pas des "bobards". Sinon ce serait trop facile. Et puis, l'objectif, ce n'est pas de duper, "d'arnaquer" pour parler plus clairement, mais simplement d'être plus performant. Si, si, c'est possible, sans berner personne ! Nos offres de formation Storytelling : https://www.storytellingfrance.com
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J'écris aussi des livres... qui racontent des histoires, bien-sûr, le storytelling n'est jamais loin.

 

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