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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 22:24
"Xavier Darcos et les enseignants". Ce ne serait pas trop mal en titre de film. Mais le film serait une fiction, complète.

Car, dans l'histoire que construit le ministre de l'Education nationale, les enseignants sont plus des témoins que des protagonistes. Ils peuvent commenter, critiquer, mais ils ne font pas vraiment partie de l'histoire.

Le ministre de l'Education semble être en plein travail. Il construit son histoire, la plus classique: celle du conte de fées.


Voici le début de ma deuxième chronique "Storytelling et politique" sur Lepost.fr.
La suite est ici.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 21:00
J'ai reçu un message + un commentaire sur un post storytelling et pub d'il y a quelque semaines, de la part d'Armand, qui vit et travaille au Cameroun.

Dans son commentaire, Armand me demandait comment je peux être sûr qu'une simple histoire puisse avoir des effets commerciaux efficaces :

Toujours le problème de la mesure de l'efficacité, un grand classique en communication. Tout d'abord, l'adjectif "simple" n'est pas vraiment adapté : une histoire, c'est tout sauf simple. Si ça l'était, toutes les histoires fonctionneraient à merveille, ce qui n'est pas forcément le cas, même quand elles sont bien faites. Pareil pour la pub classique.

Maintenant, sur l'efficacité en tant que telle :
J'avais écrit un post, sur la stratégie de storytelling de Budweiser, et la mesure de l'efficacité du storytelling mise au point par l'institut d'études Milward-Brown. 
Il y a aussi un papier de Steve Denning, le pape du storytelling, sur le sujet, mais il ne semble plus disponible sur le web (le texte s'appelle "Surprise ! Narrative ads work better). Il était en tout cas basé sur une étude qui, elle, est toujours en ligne : "on the road to a new effectiveness model"

Armand m'a aussi posé cette question :
comment utiliser cet outil (le storytelling) dans la vente des équipements de traitement d'eau (purificateurs) et des appareils d'osmose inverse aux entreprise et aux particuliers ?

Excellente quetsion, pour avoir travaillé dans l'industrie, je ne vois pas de quel genre de machines il peut bien s'agir, mais bon je vais quand même essayer de l'aider.
Trois possibilités selon moi :
- l'histoire-témoignage d'un client existant
- une métaphore (pour gommer l'aspect hyper technique par quelque chose de plus émotionnel)
- une histoire tremplin : on raconte l'efficacité d'un aspect de l'appareil pour terminer par un "Imaginez maintenant que l'ensemble de vos besoins puissent être traités tout aussi efficacement... C'est ce que fait cette machine".

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 20:03

Quelques mots de Steven Pinker qui valent bien un cours complet sur un élément clé de l'efficacité du storytelling :

"La psychologie cognitive a montré que l'esprit humain comprend d'autant mieux les faits qu'ils sont façonnés, liés dans une construction conceptuelle, comme une carte mentale, ou une histoire. Des faits déconnectés dans l'esprit sont comme des pages web non liés entre elles : ils pourraient tout aussi bien ne pas exister".



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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 19:38
Le site d'actus Lepost.fr m'a demandé de faire une chronique régulière sur la politique vue par la lorgnette du storytelling. Et j'ai accepté.
Le premier post est paru aujourd'hui ; le titre est évocateur : "Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara : histoires d'une diversité manquée".

Voici le début du post :
"Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara ne seront-elles que des étoiles filantes? L'étoile s'est en tout cas éteinte pour l'une d'entre elles et a considérablement pali pour les deux autres...

Et le très classique dilemme d'une France " Black-Blanc-Beur " de s'exprimer : c'est le nom de Rachida Dati qui est tagué sur des tombes vandalisées, des "Mama" Yade de mauvais goût qui ornent les commentaires d'internautes sur des sites d'actualités (pas d'interpellation de directeur de la publication pour l'instant).

L'intégration toujours pas entrée dans les mœurs de représentants de cette France "Black-Blanc-Beur" dans la vie publique ? Et, par-dessus, une stratégie des "minorités visibles" inaboutie?
Il y a de cela sans doute, difficile à quantifier.

Mais n'y-a-t-il que cela ?

(...) Car, du point de vue du storytelling -l'art de raconter des histoires- Fadela Amara, Rama Yade et Rachida Dati ne se sont pas placées dans la même veine que Barack Obama."

La suite du post est ici.

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:18
C'est ce par quoi Steve Jobs, CEO d'Apple et de Pixar, a conclu son "commencement address" à Stanford (discours pour les étudiants diplômés) en juin 2005.

Je sais, ça date, mais c'est un cas... d'école, alors pourquoi se priver de la regarder et l'écouter, la vidéo de ce speech, comme un vieux tube toujours plaisant...

Ce jour-là, Steve Jobs (qui, en passant, n'a jamais fréquenté Stanford ni même été diplômé d'une université) a raconté trois histoires aux jeunes diplômés :
- une histoire sur le thème : "relier les points"
- une histoire sur "l'amour et la perte"
- une histoire sur "la mort".

Voilà :


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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 12:11
C'est la question que se pose Christian Salmon (dont les opinions à l'égard du storytelling sont connues, mais bon, il a au moins le mérite de continuer à étudier quelque chose qu'il n'aime pas) dans une tribune du Monde.

Il part pour cela d'un projet de création d'un centre du storytelling du futur, axé sur l'adapation du storytelling notamment cinématographique aux nouveaux médias, médias sociaux compris. "L'idée est de passer d'un film achevé, enfermé dans un livre ou un film, à des formes ouvertes de narration dans lesquelles des acteurs virtuels et des projecteurs "morphables" peuvent changer en temps réel l'apparence physique d'une scène...", écrit-il notamment.

Il pointe entre autres l'inadéquation de ces nouveaux médias aux histoires classiques type "Début-Milieu-Fin", pour évoquer une possible fin des histoires. Alors, bientôt un monde sans histoire ?

C'est oublier un peu vite qu'en storytelling appliqué aux organisations, les histoires du type "Début-Milieu-Fin" n'ont, et depuis longtemps, pas cours. A la fois beaucoup plus fluides et plus complexes, ces histoires se sont toujours adaptées au monde de l'entreprise qui, ma foi, ressemble fort au mode de fonctionnement des nouveaux médias.
Aucune crainte, donc.
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 21:21
C'est assez désolant, mais c'est un fait : même démasquées, les histoires fausses ont une faculté de survie étonnante.
Et quand je dis "des histoires fausses", c'est qu'elles le sont vraiment, délibérément.

Deux exemples :

Airborne, comme son nom ne l'indique pas, est un fabricant de comprimés censés soulager en cas de refroidissement. L'histoire du produit est d'ailleurs assez folle : c'est un prof d'école primaire américain, sans formation ni connaissances médicales particulières quelles qu'elles soient, qui l'a mis au point.
Un exemple du rêve américain ?
Pas vraiment : Airborne a dû verser 22 millions de dollars dans le cadre d'une procédure en class action pour avoir faussement prétendu que les comprimés pouvaient prévenir et guérir un refroidissement.
Pourtant, on trouve encore beaucoup de monde aux Etats-Unis, pour dire qu'avec Airborne, un refroidissement aurait pu être évité, en regardant le malade d'un air accusateur...

Robert Irving  est un cuisinier star de la télé, pour son émission Dinner Impossible sur Food Network Channel, dans laquelle il doit faire face à des défis fous, d'organisation de dîners impossibles.
Pendant un temps, Robert Irving a appartenu au passé, quand son CV agrémenté de références imaginaires (il n'a en effet jamais été le cuisinier de Lady Di, contrairement à ce qu'il prétendait) l'a fait virer de la chaîne... Pour réapparaître quelques mois plus tard dans l'émission, audimat oblige...

Tout cela n'a rien de rassurant.

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 22:21
Cognitive Edge, la société de consulting de Dave Snowden (dont j'aurai très prochainement le privilège de poster l'interview sur le thème Blogging et Storytelling) et une ONG, Innovation Health, ont lancé un projet innovant et ambitieux : collecter des histoires sur des enjeux de santé publique.

Des histoires vraies, de rencontres avec le milieu médical, sur des thèmes aussi divers que "l'obésité et les choix de vie", "la santé à l'école", "la garde d'enfants en situation de maladie contagieuse", la place des choix personnels face aux politiques de santé publique"...

Il y a par exemple Steven, 22 ans, obèse, qui malgré des progrès dans sa perte de poids, choisit de subir une intervention chirurgicale radicale... Sharon, que ses parents envoie à l'école malgré ses maux de tête, parce qu'ils veulent qu'elle réussisse, elle est en fait atteinte de méningite... Les parents de Jake suspectent une maladie contagieuse, mais n'ont pas le temps de s'en occuper, il contamine un autre gamin au jardin d'enfants...

Project Health : Share Your Story entend transformer ces expériences en énergie positive pour changer les mentalités et les pratiques.
Des modèles, du sens vont être trouvés à travers l'analyse des histoires par les protagonistes du projet.

Tout le monde peut participer : le mot de passe sur le site est HEALTH (qui signifie tout simplement santé).

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 21:14
Quels sont les grands défis du management aujourd'hui ? Le storytelling peut-il vraiment aider à y répondre ?

Pour la première question, Seth Kahan, consultant et blogueur invité sur FastCompany.com, a rencontré un ancien responsable de la plus grande compagnie d'assurances privée des USA, Rod Collins, aujourd'hui consultant en management du changement.

Quelques enseignements :

- les organisations qui fonctionnent sur un mode centralisateur -type "tout le monde en un même lieu, une planification centrale, une organisation hiérarchisée, pour une meilleure organisation du travail"- sont périmées ;

- nous vivons aujourd'hui dans un univers de collaboration de masse et de globalisation qui rendent la décentralisation efficace, à l'exemple de Wikipedia, pour faire une analogie produit.

Le défi est donc : comment ne pas sombrer dans l'anarchie ?
Deux choses doivent se passer, selon Rod Collins :

- une nouvelle organisation du système de réunions que nous connaissons : basées sur le dialogue et non sur des débats, qui aboutissent au mieux au plus petit dénominateur commun, au pire à l'organisation d'une nouvelle réunion ;
- un accès concomittant au savoir collectif au sein de l'organisation, et un accès qui soit rapide. Cela passe aussi par l'acceptation de cette vérité fondamentale : les leaders au sein d'une organisation moderne ne sont pas forcément les patrons, directeurs etc. Dans des marchés évoluant de plus en plus rapidement et radicalement, l'autorité n'est plus un atout, la réactivité basée sur le savoir-faire oui.

Question subsidaire : comment faire émerger le savoir collectif ?
A travers des histoires, bien-sûr, une story database, par exemple.

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 18:47
Je n'ai pas encore parlé de ma rencontre avec le storytelling.

C'était dans la salle d'attente d'un médecin : un article sur le livre de Christian Salmon, "Storytelling", suffisamment détaillé pour apprendre que le storytelling ce n'est que manipulation, propagande poldo-moldave et tout le toutim.
J'aurais pu en rester là.

Mais, sur l'un des murs de la salle d'attente, il y avait aussi une affiche de la Fondation Abbé Pierre (du genre de celle-ci, une autre mais bon, c'est pour donner une idée).
Je veux croire que ce n'était pas uniquement par désoeuvrement, mais en tout as cela m'a fait penser à l'abbé Pierre, et je me suis souvenu de son appel de l'hiver 54 (et d'autres plus récents)...



Du storytelling aussi, à l'hiver 1954, sans manipulation...
Alors quoi ? Alors j'ai commencé à vouloir en savoir plus, et depuis je n'ai pas arrêté.

Cette histoire du type "Qui suis-je ?" révèle plusieurs choses : une volonté de ne pas s'arrêter au discours officiel, au consensus mou, mais de creuser, toujours plus loin, signe de persévérance, se forger sa propre opinion et bâtir des outils pour la concrétiser en une offre de prestations...

Mais STOP ! Là, je commence à parler en mégalo, égocentrique, l'un des pièges, justement, dans la pratique du storytelling. Réflexion qui, en soi, est un signe de modestie et blablabla...
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  • : Storytelling
  • : Le storytelling ? C'est raconter une histoire, pour être plus efficace en management, marketing et ailleurs ! Raconter des histoires ? OK, mais des histoires authentiques, saines, pas des "bobards". Sinon ce serait trop facile. Et puis, l'objectif, ce n'est pas de duper, "d'arnaquer" pour parler plus clairement, mais simplement d'être plus performant. Si, si, c'est possible, sans berner personne ! Nos offres de formation Storytelling : https://www.storytellingfrance.com
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J'écris aussi des livres... qui racontent des histoires, bien-sûr, le storytelling n'est jamais loin.

 

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