Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 07:00

Evidemment, être centenaire, ce n’est pas très sexy.

Mais ce n’est pas de l’âge de la marque dont il s’agit ! C’est qu’Aubade a fêté récemment la 100ème de ses désormais célèbres leçons de séduction.


L’info a été annoncée sur pas mal de sites et blogs dédiés à la pub, mais le côté storytelling de la chose a été assez peu commenté.

Cela dit, pour célébrer sa 100ème leçon, la marque n’a pas particulièrement utilisé le storytelling : mais 100 leçons, cela fait quand même une histoire !


Alors voici comment les clients et aficionados d’Aubade ont pu s’y associer, et vivre leur histoire Aubade :


Cette fameuse leçon a été dévoilée en exclusivité dans l’une des boutiques parisiennes de la marque, lors d’une soirée spéciale. 100 exemplaires d’une litho grand format ( !) de la leçon en question ont, à cette occasion, été éditées et offertes à 100 personnes tirées au sort au cours de l’événement. Emotion, donc matière à histoire au rendez-vous… Et ce n’est pas tout : les heureux gagnants sont aussi repartis avec un portfolio comprenant… tous les visuels de la saga publicitaire Aubade…

Pour les autres, il y a le concept book collector, vendu d’abord en exclusivité à la librairie du Palais de Tokyo, qui fait un peu livre d’histoire quand même. Suite de l’histoire : les recettes de la vente sont versées au profit du Sidaction, et ça aussi, c’est une jolie petite histoire.

Pour les autres encore : le concept book est depuis, disponible en librairie dans toute la France.

C’est que, tout de même, on a bien le droit d’avoir chacun son petit morceau d’histoire Aubade, non ?

Repost 0
Published by Storytelling - dans Stories
commenter cet article
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:00

Pour son 90ème anniversaire, Citroën a décidé de changer d’histoire, ou du moins de la faire évoluer.

Nouvelle image, nouvelle relation client, nouvelle ligne de produits : l’intention est là.

Et cette nouvelle histoire, Citroën la rend bien visible, tout en l’inscrivant dans une continuité. Pas de rupture, donc, et un hommage appuyé à l’héritage Citroën.


Le coup d’envoi des festivités a été donné au 42 Champs Elysées à Paris, où Citroën a mis en scène 90 ans de Créative Technologie, comme ils disent.

Et en septembre, la marque a invité le public à vivre une expérience exceptionnelle (expérience, histoire donc, pour faire court) sur la plus prestigieuse avenue du monde.

30 privilégiés ont ainsi pu passer une nuit dans une suite éphémère au dernier étage de ce 42 champs Elysées (Loft Story, mais sans les caméras et sans les autres lofteurs), après avoir gagné à un jeu-concours.

Ces 30 expériences peuvent être visualisées sur un site (ah, il y a donc quand même les caméras !). Marketing expérientiel, storytelling et télé-réalité…


Autres éléments notables, à mon sens, de storytelling dans cet anniversaire :


- La mise en scène, à la même adresse, de 90 ans d’innovations, de véhicules mythiques, de succès

- Un écran tactile (même adresse encore) pour découvrir en direct quel modèle historique de la marque correspond le plus à votre personnalité

- Un casque de rallye qui permet de vivre une spéciale de championnat du monde de rallye grâce à un système de caméras embarquées


Et alors qu’est-ce qu’on dit ? Ben, bon anniversaire Citroën, ça ne mange pas de pain.

Repost 0
Published by Storytelling - dans Stories
commenter cet article
2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 07:00

Le storytelling, c’est aussi du timing et… quelques autres choses encore.


Connaissez-vous Howard Dean ? Non, ce n’est pas un acteur.

C’est juste l’homme qui a failli être le candidat Démocrate opposé à George Bush, avec les mêmes arguments et techniques qui ont fait gagner… Barack Obama !


Contre la guerre en Irak. Pour une couverture santé pour tous les Américains. Avec un paquet misé sur le web pour développer sa campagne. Une promesse de changement faite à l’Amérique…

Et alors ?

C’était quatre ans avant que Barack Obama ne se lance à la conquête de la Maison Blanche. Howard Dean finit 3ème des primaires du parti démocrate, après avoir été longtemps le favori pour l’investiture.
 

Mais il n’y a pas que les idées qui comptent, brutes. Il y a aussi l’histoire qui les met en musique et les rend perceptibles pour le cœur de ceux à qui elles sont présentées.

Or quelle était l’histoire d’Howard Dean : elle se résumait en quelques mots ; « je suis médecin de formation » (il était donc médecin à l’époque et l’est toujours). Il n’en a pas raconté d’autres, donc n’a pas incorporé ses idées à quelque histoire que ce soit.

Ce sera John Kerry qui partira à la défaite face à Bush.


Fin de l’histoire ?

Non, début, puisqu’Howard Dean n’en avait pas encore racontée ou incarnée.

Après la réélection de George Bush, Howard Dean décidera de réveiller son part qu’il accusera de s’être endormi. Il en prend même la tête, qu’il gardera jusqu’en 2009. Il est même à l’origine de bon nombre de choix politiques tactiques qui ont joué un rôle décisif dans l’élection de Barack Obama : la tactique du calendrier des primaires allongé, celle des 50 Etats à cibler pour gagner, des bastions conservateurs à attaquer de front…

Et aujourd’hui, il bataille en coulisses pour faire avancer la réforme obamienne du système de santé.


Qu’est-ce que cela signifie ?

Ce n’est parce que nos idées ne sont pas passées qu’il faut y renoncer. Cela signifie, au mieux, que l’on n’était pas l’homme de la situation et au pire, que nos convictions étaient mauvaises (si tant est, effectivement, qu’elles ne l’étaient pas).

Une bonne histoire est la suivante : elle raconte comment mettre en œuvre ses idées avec d’autres moyens, efficaces, que ceux que l’on avait envisagés. C’est une histoire de recherche d’efficacité, pas de prestige. Méritoire.
Et peut-être un bon point pour l’avenir : Howard Dean n’a que 60 ans, il n’est pas forcément fini…

Repost 0
Published by Storytelling - dans Stories
commenter cet article
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:00

Le carrefour des 3 Suisses se situe à Mouvaux dans le Nord. C’est un lieu-dit, tout près de l’une des filatures appartenant à la famille Toulemonde-Destombes. Il donnera son nom à l’entreprise de vente de laine à tricoter par correspondance créé par la famille, en 1932.

C’est une histoire, fondatrice. Mais elle n’est pas racontable à des clients. Et ne leur a d’ailleurs jamais été racontée.

Y’aurait-il tout de même quelque chose à pouvoir faire, avec une telle histoire ?


La marque 3 Suisses a utilisé les composantes de son nom dans son marketing et sa communication, certes.

Le premier logo représentait de mythiques gardes suisses, garants de la qualité des produits. L’un des slogans utilisé dans les années 50 annonçait même que les 3 suisses se mettaient en 4 pour assurer la satisfaction des clients. Pourquoi pas.

Mais sur le marché suisse, la marque a toujours eu du mal à se développer. Il est vrai que son nom peut y avoir les mêmes effets que ceux d’une histoire usurpée. Travailler la signification, l’histoire du lieu-dit, aurait peut-être pu permettre le développement d’une histoire de racines, mais bon… En terme de cout d’opportunité, le marché suisse ne valait peut-être pas de tels efforts.


Au fil du temps, la possibilité de raconter une histoire s’est de plus en plus éloignée pour les 3 Suisses : des sociétés de VPC comme Blanche Porte et Bruneau, avec leur propre histoire, ont été intégrées au groupe, et surtout, elles oeuvrent parfois dans des domaines bien éloignés de la VPC vestimentaire (Bruneau est plus spécialisé dans les fournitures et accesoires de bureau).

Et alors que le groupe s’appelle toujours officiellement 3 suisses, il communique depuis quelques années sous le label 3Si (pour 3 Suisses International), en abandonnant donc une histoire jamais racontée. Cela dit en passant, 3Si est aussi une société française, qui n’a rien à voir avec les 3 Suisses et œuvre dans le secteur des nouvelles technologies.


C’est presque le même cas de figure à La Redoute, dont la dénomination s’explique par le fait que c’est l’usine située rue de La Redoute à Roubaix, qui a inauguré l’engagement du groupe dans la VPC. Au terme de plusieurs étapes, l’entreprise porte aujourd’hui le nom de PPR (comme Pinault-Printemps-Redoute, mais il faut le deviner).


Que retenir de cela ?


Toutes les histoires ne sont pas bonnes à raconter. Ce n’est pas parce qu’on a une histoire, même originale, qu’elle doit être racontée. Une évidence ? Certainement, mais alors que le storytelling a pour certains l’attrait d’une mode, la tentation de « sortir » une histoire parce que c’est dans le vent est bien réelle.

Comme le dirait Peter Drucker sur des problématiques plus globales que le storytelling, il faut se poser la question de l’utilité.

Inversement, ce n’est pas parce que l’on a n’a pas d’histoire à raconter à première vue, qu’il ne faut pas chercher à en faire émerger une.


Promouvoir cet article :
AddInto

Repost 0
Published by Storytelling - dans Stories
commenter cet article
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 07:00

On n’en a pas tellement parlé, mais les publicitaires, eux, n’ont pas laissé passer l’occasion : ils se sont associés aux 120 ans de la Tour Eiffel. Avec des réussites diverses.

Beaucoup n’ont fait que se raccrocher aux branches, ou plutôt aux jambes de fer de l’édifice.

C’est cet hôtel voisin, qui ne s’en empare pas seulement pour l’afficher sur son enseigne en l’accolant à son nom, mais en exhibe une silhouette fluo sur les têtes de lits.

C’est ce bijoutier qui sort une boucle d’oreille or et nacre à son effigie (existe aussi en version bracelet).

Les enfants, eux, l’ont en Meccano ou en puzzle. Les cyclistes peuvent l’avoir sous forme de vélo customisé.

Vaisselle et décoration intérieure ne sont pas en reste.

C’est encore un apéritif bien connu qui, heureux hasard, fête lui aussi ses 120 ans, et sort une bouteille au design « eiffelien ».


Parmi ces initiatives, il y en a tout de même qui sortent du lot parce qu’il y a un minimum de dimension narrative, au-delà de la simple récupération de l’événement.

Dans le sillage du Tour de France, il y a eu une exposition itinérante dont on pouvait se demander ce qu’elle venait faire là si on ne finissait pas par faire le rapprochement avec les jambes musclées mais effilées des coureurs.

Bon d’accord, cela ne raconte pas grand-chose.

La publicité Kronenbourg qui raconte que « la Tour est un peu plus qu’une antenne » tout comme « Kronenbourg est un peu plus qu’une bière » pas beaucoup plus.


Nina Ricci, par contre, a eu plus d’ambitions narratives. Son nouveau jus Nina Ricci met en scène une jeune fille entourée d’un ruban parfumé -on devine qu’il y a des pouvoirs magiques opérant là-dessous- ruban qui, bien évidemment, se retrouve connecté à la Tour. Mutine, espiègle, belle : des adjectifs qui collent bien, et font basculer de justesse dans le camp de l’authenticité une histoire qui aurait pu n’être qu’artificielle.

Mention particulière pour les couteaux Laguiole, et une initiative qui incite le consommateur à vivre une expérience riche avec la marque : Laguiole a sorti des séries de couteaux fabriqués à partir de morceaux de la Tour Eiffel (des parties démontées il y a 25 ans).

A part cela, enjoy Paris !


Promouvoir cet article :
AddInto

Repost 0
Published by Storytelling - dans Stories
commenter cet article
7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 07:00

Comme pour toute transaction, une histoire utilisée en storytelling des organisations n’acquiert une forte valeur que parce qu’elle est rare.

Le « ce qui est rare est cher » reste l’une des bases de l’économie (oui, il y en a encore !).

Et le storytelling est bien une transaction (sans mouvement d’argent, en général) entre l’émetteur de l’histoire racontée et son récepteur. Alors voilà.

Larry Ellison, le patron de la firme informatique américaine Oracle, a accepté de voir son salaire annuel ramené à 1 dollar pour 2010, contre 1 million cette année. Ce n’est pas encore une histoire utilisable, ce pourraient être des prémisses, mais on imagine bien que cette information puisse prendre place dans un récit.

De l’information, une charge émotionnelle : les ingrédients sont là pour en faire un élément narratif central.


Mais, mais, mais… Avant lui, les patrons des principaux constructeurs automobile américains avaient déjà fait de même, tout comme le patron d’AIG (l’assureur sauvé par des fonds publics au pays du libéralisme !), ou encore Steve Jobs, d’Apple, ou encore Eric Schmidt, de Google.


Ce qui est rare est cher : cette histoire ne l’étant pas, elle n’a que peu de valeur à offrir à des auditeurs.

A moins de placer cet élément dans une autre histoire, dont il ne serait qu’un composant parmi d’autres, au service d’un message.

A manier avec délicatesse.

Pour Oracle en tout cas.


Car il y aurait encore un autre problème. Larry Ellison était jusque là le deuxième patron le mieux payé des Etats-Unis -il avait perdu la place de leader par rapport à l’année précédente, mais bon peut-être a-t-il maintenant rejoint son devancier, passé comme lui à 1 dollar ! Larry Ellison avait cette année là gagné plusieurs centaines de millions de dollars en stock-options, et est au passage propriétaire de plus de 20 % d’Oracle.

Larry Ellison est même classé par Forbes, 4ème homme le plus riche du monde (fortune évaluée à plus de 20 milliards de dollars).


Avoir une bonne histoire, ou seulement un bon ingrédient d’une histoire ne suffit pas : il faut aussi de la légitimité et de la crédibilité.


Promouvoir cet article :
AddInto

Repost 0
Published by Storytelling - dans Stories
commenter cet article
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 07:00

Ce n’est peut-être pas vrai dans tous les domaines (encore que…), mais ça l’est en storytelling : une histoire trop parfaite sera souvent moins efficace qu’une histoire qui révèle quelques fragilités qui la rende davantage humaine.

Illustration avec l’histoire de l’un des principaux parcs d’attraction européens.


Non ce n’est pas Disney, ce n’est pas non plus le Futuroscope ou l’un de leurs homologues bien connu.

Ce parc-ci est situé en Allemagne et accueille 4 millions de visiteurs chaque année (23ème du Top 25 des parcs d’attraction les plus visités dans le monde et deuxième d’Europe, derrière l’indétrôné Disneyland Paris).



Europa Park (le nom lui-même n’est pas trop « parfait ») est donc installé dans une petite ville du Bade-Wurtemberg, tout près de la frontière française et à proximité de grands axes routiers. Implantation stratégique ? C’est surtout que la famille Mack, propriétaire du parc, est du pays !

Pas d’études de marché, de grande stratégie etc.


D’ailleurs, au départ Europa Park a été conçu comme un showroom par les Mack, également fabricants de manèges et d’attractions (l’usine est d’ailleurs toujours installée dans les environs et réalise les nouvelles attractions du parc).

Succès aidant, il est vite devenu un parc complètement dédié au grand public. Pas à coups de tactiques mais d’opportunités saisies autour de la thématique européenne : c'est-à-dire que le parc est organisé en quartiers représentant chacun un pays européen.

Nouveautés régulières, construction d’hôtels dans le parc pour développer les séjours, offres confertainment, du classique. Des animations, aussi : spectacles sur glace, cascades à cheval, films 4D…


Plus osé : le parc possède son propre studio d’enregistrement télé, et produit d’ailleurs de nombreuses émissions (plusieurs centaines par an) pour la télé allemande. Ce n’était pas gagné d’avance. Mais quelle pub pour le parc !

Tout comme l’idée de lancer une animation autour du thème de l’horreur, les Terenzi Horror Nights, déconseillées aux moins de 16 ans (un peu plus costaud donc qu’une gentille parade d’Halloween). Pour un parc à vocation familiale, le succès n’était pas non plus acquis d’avance.

Tout comme l’ouverture au cœur de l’hiver, parce qu’il fait quand même très froid par là-bas.


Histoire parfaite donc ?

Non, il y a ici de l’inachevé, de l’humain. Chaque visiteur peut se dire que sur certains points, il aurait lui-même pu « mieux faire ». Par exemple, la mascotte, au nom pas très marketing : une souris baptisée Euromaus (Souris Euro). Ou ces approximations dans les documents de publicité en français : pendant longtemps, le slogan du parc était traduit littéralement de l’allemand : « Ici l’Europe s’amuse ». Un peu lourd, peu élégant. On pourrait citer encore d’autres exemples mais l’essentiel n’est pas là.

Ces imperfections font de cette histoire quelque chose de magique : en laissant à chacun la possibilité d’entrer dans l’histoire, de la faire sienne (« moi, avec un outil pareil, sur tel point particulier, j’aurais fait plutôt ceci… »), on permet à un large public de se l’approprier, de lui donner une réalité. L’histoire devient possible. Ou plutôt, au final, une histoire devient possible, car l’idée n’est pas de copier (difficile et ridicule à la fois) l’histoire de la famille Mack en changeant le nom des personnages, mais de s’en inspirer.


Promouvoir cet article :
AddInto

Repost 0
Published by Storytelling - dans Stories
commenter cet article
5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 07:00

En consultant Presseurop  pardi.

C’est un site Internet qui permet de lire les meilleurs articles des meilleurs journaux du monde entier.

Comme le projet est mené entre autres par la commission européenne (mais aussi tout un consortium orchestré par Courrier International), les sujets portent forcément sur des thématiques européennes, c’est la seule limite et il y a déjà de quoi faire.

Car à part cela, l’objectif est de proposer chaque jour les textes les plus pertinents de 250 journaux. El Pais, Le Monde le Financial Times, le New York times etc.

Les articles sont traduits en 10 langues (23 d’ici quelques années).

Les textes sont choisis par des journalistes professionnels, sans contrôle ni influence de la Commission européenne.


Un vrai kiosque virtuel, de quoi construire plein d’histoires avec les histoires des autres, et avec plein de points de vue possible pour les enrichir et en développer pleinement l’intrigue.

Petit tip : il n’est pas interdit de profiter du site pour faire l’apprentissage d’une langue étrangère, celui qui réussira et fera quelque chose de cet apprentissage (par exemple, conclure un business avec le pays de la langue apprise sur le pouce), lui aura une bien jolie histoire (vraie) à raconter. Et efficace dans certains contextes.

L’Europe n’est pas seulement technocratique.


Promouvoir cet article :
AddInto
Repost 0
Published by Storytelling - dans Stories
commenter cet article
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 07:00

Le téléphone mobile est-il un passeur d’histoires ? C’est évident, n’importe quelle conversation peut raconter une histoire, et donc faire acte de storytelling. Mais, vu sous un autre angle, l’usage que l’on fait du téléphone portable et la perception que l’on a de cet objet utilitaire racontent eux aussi une histoire.

Avec 76 % des Français de plus de 12 ans qui possèdent un portable, d’après l’Observatoire sociétal du téléphone mobile de l’Afom, l’histoire est même très largement répandue.


Parmi les façons de raconter une histoire avec son portable, la voix n’a de loin pas l’exclusivité : multifonctions, le portable se transforme en appareil photo, enregistreur de vidéos et interagit avec d’autres artefacts, de manière plus complémentaire que redondante.

Les SMS sont généralisés : 100 % des filles de 12 à 17 ans (94 % des garçons) en envoient, et même chez les plus de 40 ans (56 %).


Pour raconter des histoires, le portable se fait à la fois producteur et passeur d’images.

Si la fonction « photo-souvenir » est l’usage majoritaire, les photos « pour raconter », « échanger » ne sont pas loin derrière, puisque le téléphone est aujourd’hui un vrai disque dur transportable avec une visionneuse intégrée.

Les vidéos suivent la même tendance.


L’histoire se précise quand on se penche sur la relation que nous avons avec nos portables, et parmi la population, ce sont les femmes qui sont alors les plus représentatives : toujours d’après l’étude de l’Afom, 50 % leur accorde une valeur affective.

Promouvoir cet article :

AddInto
Repost 0
Published by Storytelling - dans Stories
commenter cet article
14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 07:00

Ce n’est pas parce que l’on n’en parle plus que l’histoire n’est plus bonne à raconter. Ce serait même aller à l’encontre de l’ABC de la communication, qui veut justement que l’on prenne plus que jamais la parole lorsque l’on commence à vous oublier.

Alors, s’il faut aller à contre-courant, j’y vais de bon cœur ; les esprits chagrins pourront toujours faire comme si nous étions deux mois en arrière (avec comme autre satisfaction la fiction de pouvoir vivre la perspective de nouvelles vacances).


Alors voilà comment l’Iran a pu raconter ses histoires électorales.

Pas de presse vraiment libre, mais un leadership dans un outil de choix pour raconter des histoires : l’Iran est la patrie de la troisième communauté de blogueurs du monde.

Face au silence des autorités iraniennes, ce sont les blogs et les médias sociaux (Twitter et YouTube principalement) qui ont pris le relais pour raconter au monde ce qui se tramait réellement dasn les rues et les têtes des Iraniens.


Plus intéressant encore : des médias plus officiels, mais toujours affiliés aux médias sociaux, comme le Huffington Post, ont agrégé ce contenu provenant du web.

Un enseignement de storytelling, que Barack Obama avait déjà bien expérimenté :

On ne peut plus stopper ceux qui veulent raconter des histoires pas plus qu’on ne peut contrôler ces histoires, puisque les canaux traditionnels peuvent être surpassés par ces nouveaux médias interactifs entre eux et agrégeables.


Comment ? J'oublie qu'on a coupé les moyens de communication des Iraniens avec le reste du monde ?

On peut arrêter la parole, temporairement, pas les histoires.

Voilà, une contribution à la continuation de l’histoire des Iraniens en quête d’un monde différent.

Promouvoir cet article :

AddInto
Repost 0
Published by Storytelling - dans Stories
commenter cet article

Présentation

  • : Storytelling
  • Storytelling
  • : Le storytelling ? C'est raconter une histoire, pour être plus efficace en management, marketing et ailleurs ! Raconter des histoires ? OK, mais des histoires authentiques, saines, pas des "bobards". Sinon ce serait trop facile. Et puis, l'objectif, ce n'est pas de duper, "d'arnaquer" pour parler plus clairement, mais simplement d'être plus performant. Si, si, c'est possible, sans berner personne ! Nos offres de formation Storytelling : http://www.storytellingfrance.com
  • Contact

Storytelling, le livre

Recherche

Catégories

Des livres


J'écris aussi des livres... qui racontent des histoires, bien-sûr, le storytelling n'est jamais loin.

 

Un météore dans la tête


Mangez sauvage


Grand-Papy malgré lui

Il était une croix


Nouveauté : Rires post-mortem